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Contract Signing Moment

Financer et réussir un transfert d'entreprise

La transaction ne se termine pas à la signature.

 

Le prix est négocié. L’acheteur et le vendeur souhaitent avancer. Les premières discussions avec les prêteurs sont encourageantes. Après des mois de travail, la vente commence enfin à prendre forme.

 

Il reste pourtant une question essentielle : comment faire pour que cette entente fonctionne une fois l’entreprise transférée?

 

Dans les deux premiers articles, nous avons abordé la préparation du vendeur et l’analyse que doit faire le repreneur. Il faut maintenant relier ces deux perspectives. Le vendeur souhaite recevoir le prix convenu et préparer sa prochaine étape. L’acheteur doit payer l’acquisition tout en conservant les moyens de faire fonctionner l’entreprise.

 

Le financement, les contrats et la transition doivent donc être pensés ensemble. Une modalité qui facilite la signature aujourd’hui peut devenir un problème dans six mois si personne n’en a mesuré les conséquences.

Financer aussi les premiers mois après la vente

Lorsqu’on prépare une acquisition, le prix d’achat prend beaucoup de place. Pourtant, il ne représente pas nécessairement tout l’argent à prévoir.

Il faut également considérer les honoraires professionnels, les frais de financement et les investissements nécessaires après la transaction. Selon les conditions convenues, des liquidités additionnelles peuvent être requises pour soutenir le fonds de roulement.

Les employés devront être payés. Les fournisseurs continueront de livrer. Les clients conserveront leurs délais de paiement. Et un équipement ne cessera pas de briser simplement parce que vous venez d’acheter l’entreprise. Utiliser toutes ses liquidités pour conclure peut laisser très peu de marge pour diriger ensuite.

Prenons un exemple simplifié. Pour un prix de 4 M$, les parties envisagent une mise de fonds de 800 000 $, un prêt bancaire de 2,4 M$ et une balance de vente de 800 000 $. Le prix est couvert. Mais ce montage ne dit encore rien des frais, des besoins opérationnels ou des remboursements qui commenceront après la clôture.

Le travail financier consiste à vérifier l’ensemble du projet, avec un budget de cashflow qui tient compte du calendrier réel des encaissements et des paiements.

Invoice Calculation Scene
Worker with Ladder

Choisir une dette que l’entreprise peut rembourser

Le taux d’intérêt mérite d’être négocié. L’échéancier de remboursement mérite autant d’attention.

Un prêt moins coûteux, mais remboursable trop rapidement, peut exercer une forte pression sur les liquidités. À l’inverse, une structure qui laisse davantage de marge au départ peut mieux correspondre au temps nécessaire pour stabiliser les opérations et réaliser les améliorations prévues.

Il faut regarder les obligations ensemble : les emprunts existants qui demeurent, le financement de l’acquisition, les versements au vendeur et les investissements à venir. Une période sans remboursement de capital peut aider au démarrage, mais il faut aussi prévoir ce qui arrivera lorsqu’elle prendra fin.

Les prêteurs peuvent également imposer des ratios financiers, des obligations de rapports ou des restrictions concernant certains paiements. Ces conditions doivent être comprises avant de retenir une offre.

L’objectif est de négocier une structure que l’entreprise pourra soutenir dans un scénario réaliste, avec une marge pour les imprévus.

Business Discussion
Business Discussion

Comprendre ce que le vendeur continue de financer

Une balance de vente permet de reporter le paiement d’une partie du prix d’achat. Le vendeur devient alors aussi créancier de l’acheteur ou de l’entité désignée dans les ententes.

Cette formule peut faciliter le financement. Elle crée toutefois un lien qui se poursuit après la vente.

Pour le vendeur, une partie du produit de la transaction demeure exposée au risque de remboursement. Pour l’acheteur, les paiements futurs s’ajoutent aux autres engagements financiers.

Le montant, les intérêts et l’échéancier doivent être discutés avec les prêteurs. Ceux-ci peuvent demander que le remboursement du vendeur soit subordonné au leur ou soumis à certaines conditions. Le vendeur doit comprendre les conséquences de ces exigences avant de s’engager.

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Mirador analyse les scénarios de paiement et leur effet sur le cashflow. Les avocats conseillent le client sur les protections et les recours, puis rédigent les ententes qui encadrent ces engagements.

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Reporter un paiement ne fait pas disparaître le risque. Cela change la façon dont il est partagé.

Sphere on Spiral Stairs

Définir précisément le prix conditionnel

Une balance de vente et un complément de prix conditionnel, souvent appelé earn-out, répondent à des logiques différentes. La première finance un montant convenu; le second fait dépendre une portion du prix de résultats ou de conditions à atteindre.

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Cette distinction devient importante lorsqu’on présente une offre au vendeur. Un prix maximal annoncé n’est pas nécessairement un montant qui sera entièrement encaissé. Supposons qu’un complément de prix dépende du BAIIA des deux années suivantes. Comment ce BAIIA sera-t-il calculé? Quels ajustements seront permis? Comment traitera-t-on les frais du nouveau siège social ou une décision d’embaucher pour soutenir la croissance?

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Ces choix peuvent modifier le paiement au vendeur, même si l’entreprise continue de bien fonctionner. Le conseiller financier doit modéliser les résultats possibles et clarifier les hypothèses de calcul. Les avocats doivent traduire l’entente commerciale en clauses précises, conseiller sur les droits de chacun et encadrer les désaccords éventuels.

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Plus une portion du prix dépend de l’avenir, plus les règles doivent être discutées avant la signature.

Business Team Discussion

Faire intervenir les avocats dès les premières ententes

Lawyer with Clients

On pense parfois appeler un cabinet d’avocats lorsque le prix est réglé et qu’il ne reste qu’à préparer les documents. C’est souvent tard pour commencer à examiner les implications juridiques de l’entente.

La confidentialité et la lettre d’intention méritent déjà leur attention. Même si cette dernière n’oblige pas nécessairement à conclure la vente, certaines dispositions peuvent créer des obligations, notamment en matière d’exclusivité ou de confidentialité. Sa portée doit être évaluée par l’avocat avant sa signature.

Le choix entre une vente d’actions et une vente d’actifs doit aussi être étudié avec les conseillers financiers, fiscaux et juridiques appropriés. Les effets sur les impôts, les contrats et les risques repris ne sont pas identiques.

Les juristes examinent notamment les autorisations nécessaires, les contrats importants et les protections à prévoir dans la convention de vente. Selon le dossier, ils conseillent aussi sur les déclarations et garanties, les indemnités, les retenues et les engagements de non-concurrence ou de non-sollicitation.

Le rôle de Mirador est complémentaire. Nous analysons les conséquences financières des conditions discutées, préparons les calculs et participons aux échanges pour que les ententes reflètent les paramètres économiques négociés. Le cabinet d’avocats prend en charge les conseils juridiques, la rédaction et la négociation des clauses légales.

Le client bénéficie ainsi d’un accompagnement continu, avec les bons professionnels pour chaque décision.

Relier les contrats aux calculs financiers

Hands Holding Document

Une clause peut sembler claire jusqu’au moment où il faut l’appliquer aux chiffres. 

Prenons l’ajustement du fonds de roulement à la clôture. Quel montant cible a été convenu? Comment traite-t-on les stocks désuets, les comptes clients difficiles à recouvrer ou les charges courues? Quelles méthodes comptables seront utilisées?

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Une différence d’interprétation peut modifier le prix finalement payé.

Mirador prépare ou examine les calculs selon le mandat et les modalités convenues. Les juristes encadrent les définitions, la procédure d’ajustement et le traitement des désaccords. Ce travail conjoint permet de vérifier que la mécanique financière et le texte contractuel correspondent à la même intention.

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La coordination concerne aussi les garanties bancaires. Si le vendeur souhaite être libéré de ses cautionnements personnels, cette question doit être réglée avec les prêteurs et les juristes. Il faut vérifier les libérations obtenues plutôt que présumer qu’elles découlent automatiquement de la vente.

Préparer la clôture sans perdre de vue les opérations

Warehouse Team Discussion

À l’approche de la signature, plusieurs travaux avancent en parallèle. Les prêteurs attendent des pièces. Les avocats finalisent les ententes. Les parties règlent les derniers ajustements. Pendant ce temps, l’entreprise continue ses activités.

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Un calendrier commun doit préciser les conditions encore à satisfaire, les documents attendus et les responsables de chaque étape.

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Mirador coordonne le volet financier avec le client, les prêteurs et les juristes : suivi du financement, mise à jour des projections, préparation des informations demandées et rapprochement des montants à payer. Les avocats pilotent les formalités juridiques et la clôture légale, avec le notaire lorsque le dossier le requiert.

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Il faut également préparer le fonctionnement du lendemain. Qui aura les autorisations bancaires? Comment les paies et les paiements seront-ils assurés? Qui informera les employés et les principaux partenaires?

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Ces détails ont un effet immédiat sur la continuité de l’entreprise.

Organiser le transfert

Le vendeur peut rester quelques mois pour transmettre ses connaissances. Sa présence sera utile si son rôle est compris par tous. 

S’il continue d’approuver les dépenses, de donner des instructions et de prendre les décisions importantes, le repreneur aura de la difficulté à établir son autorité. À l’inverse, un départ trop rapide peut priver l’équipe de connaissances essentielles.

La transition doit préciser les responsabilités du vendeur, sa disponibilité et la façon dont les décisions seront prises. Les employés doivent savoir à qui s’adresser. Les clients doivent comprendre que la relation se poursuit avec une nouvelle direction. Lorsque plusieurs actionnaires restent impliqués, les règles de gouvernance doivent également être clarifiées et formalisées avec les avocats. Les discussions financières peuvent alors s’appuyer sur des budgets, des mesures de performance et des besoins de liquidités partagés.Le repreneur doit avoir l’espace pour diriger.

Le vendeur doit pouvoir transmettre son savoir sans demeurer responsable de tout.

Suivre les engagements après signature

Les premiers mois permettent de comparer les hypothèses de la transaction à la réalité.

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Les marges se maintiennent-elles? Les principaux clients sont-ils toujours présents? Le cashflow permet-il de payer les emprunts et de financer les opérations? Les ajustements de prix et les obligations de rapports sont-ils suivis?

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Un suivi financier régulier permet de repérer les écarts et de décider rapidement des correctifs. Il aide aussi à documenter les calculs lorsque des paiements au vendeur dépendent de résultats futurs.

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Une difficulté d’interprétation contractuelle doit être soumise aux juristes. Une pression sur les liquidités demande une analyse financière et des échanges avec les partenaires concernés. La coordination demeure utile bien après le transfert de propriété.

Mirador vous accompagne jusqu’au bout

Pour un entrepreneur, vendre ou acheter une entreprise représente un projet important à mener en parallèle de ses autres responsabilités. Il doit pouvoir compter sur une équipe qui connaît le dossier et fait avancer les travaux. Chez Mirador Services Conseils, nous accompagnons le client dès la préparation du projet. Nous analysons les chiffres, construisons les scénarios, préparons le financement et appuyons la négociation des paramètres financiers. Nous travaillons avec les fiscalistes et le cabinet d’avocats du client, ou l’orientons vers un cabinet en droit des affaires et en transactions selon ses besoins.

Nous demeurons impliqués pendant la vérification diligente, la préparation des ententes, le suivi des conditions de financement et la clôture. Après la signature, nous soutenons la transition et le suivi financier selon le mandat convenu.

Cet accompagnement de bout en bout donne au client un interlocuteur qui conserve une vue d’ensemble, tout en s’appuyant sur l’expertise des juristes pour les questions légales.La réussite se mesure ensuite dans les opérations : une entreprise capable d’honorer ses engagements, un repreneur qui prend sa place et un vendeur qui peut avancer vers la suite avec une compréhension claire de ses droits et de ses risques.Vous préparez une vente ou une acquisition?

Parlons de la façon de structurer la transaction et d’en organiser la suite, avec les bons partenaires autour de la table.

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Frédéric Plamondon Simard CPA

fred@miradorconseils.ca

Magog - Montréal

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